Quand le Mékong monte, les éléphants en profitent !
Chaque année, la saison des pluies transforme le paysage autour du Mekong Elephant Park. Le Mékong monte, parfois très vite, les chemins changent et notre équipe adapte naturellement le quotidien et les déplacements des éléphants au niveau de l’eau.
Pour nos éléphants, en revanche, pas de quoi se plaindre ! Ils adorent cette période de l’année et toute cette eau à leur disposition. Lorsque le Mékong monte suffisamment haut, certaines branches habituellement bien au-dessus de l’eau se retrouvent presque à leur portée. Résultat : on peut se baigner et grignoter en même temps… quoi de mieux ?!
Comme toujours au parc, nous nous adaptons au rythme de la nature. Et visiblement, certains savent exactement comment en profiter au maximum… tandis que pour notre équipe, cela signifie un peu plus de travail et quelques défis supplémentaires !
Quand le Mékong redescend… un peu trop vite !
Si nos éléphants profitent pleinement de la montée des eaux, elle réserve parfois quelques surprises à notre équipe ! Cette année, le niveau du Mékong est monté particulièrement vite. Notre bateau s’est ainsi retrouvé coincé sur une souche d’arbre et partiellement immergé.
Première tentative : réunir une vingtaine de personnes pour essayer de le dégager. Malgré tous les bras disponibles, impossible de le faire bouger !
Il a donc fallu changer de stratégie. Deux autres bateaux sont venus à la rescousse, tirant de chaque côté pendant qu’une pompe permettait d’évacuer progressivement l’eau à bord. Une opération loin d’être simple, mais qui s’est finalement terminée avec succès. Un petit aperçu des imprévus de la saison des pluies… et surtout de cette capacité à trouver rapidement des solutions et à s’adapter qui caractérise si bien notre équipe et nos voisins lao.
De nouveaux binômes
Un nouveau compagnon pour Mae Ping
Il y a deux ans, Vee rejoignait Mae Kham lorsque son précédent mahout prenait sa retraite. Il ne venait pas d’une famille de mahouts et n’avait jusque-là jamais travaillé avec des éléphants. Mais son tempérament calme et attentif correspondait parfaitement à notre doyenne, qui avait besoin d’une présence douce et rassurante à ses côtés. Deux années ont passé et Vee a énormément appris. Suffisamment pour relever aujourd’hui un nouveau défi : prendre soin de Mae Ping, notre plus jeune femelle… mais aussi celle au caractère le plus affirmé et le plus rebelle !
Pour Mae Ping, il était important que cette transition se fasse avec quelqu’un qu’elle connaissait déjà et qui savait comprendre son comportement. Et puisque nos trois plus jeunes femelles passent presque tout leur temps ensemble, Vee s’est rapidement retrouvé à veiller non pas sur une… mais sur trois éléphantes !
Un sacré chemin parcouru pour quelqu’un qui, il y a encore deux ans, découvrait entièrement le monde des éléphants. Et Mae Kham ? Elle vient bien sûr encore régulièrement vérifier que tout va bien du côté de son ancien compagnon.
Un nouveau compagnon pour Mae Kham
Ce changement a permis d’accueillir Mister Khueng, dont le parcours est presque à l’opposé de celui de Vee. Mister Khueng a grandi avec les deux éléphants de sa famille, un mâle et une femelle, et a commencé à travailler à leurs côtés vers l’âge de 12 ans. Les éléphants ont accompagné pratiquement toute sa vie.
Le réunir aujourd’hui avec Mae Kham s’est imposé très naturellement. Dès son arrivée, il s’est installé pour dormir près d’elle et tous deux prennent désormais doucement leurs marques, au fil de leurs promenades dans le parc.
Dynamique, enthousiaste et toujours aussi heureux d’être auprès des éléphants, Mister Khueng apporte déjà une belle énergie à toute l’équipe. Après une vie entière passée à leurs côtés, le voir toujours aussi motivé à prendre soin d’eux force forcément le respect.
Deux parcours très différents et une nouvelle étape pour chacun : Vee poursuit son apprentissage auprès de la jeune génération, tandis que Mae Kham découvre à ses côtés toute l’expérience d’un homme qui a grandi avec les éléphants.
Mekong Elephant Park au fil des pages du
Figaro Magazine
Remonter le Mékong, traverser le Laos au rythme du fleuve, de ses paysages, de ses villages et de ceux qui le font vivre…
C’est le voyage auquel nous invite Le Figaro Magazine dans son reportage « L’Étreinte du Mékong ». Et quelle joie de découvrir, au fil de cette remontée, une escale à Pakbeng… et quelques pages consacrées au Mekong Elephant Park.
Nos éléphants, nos mahouts et le travail mené chaque jour par notre équipe trouvent ainsi leur place dans un récit beaucoup plus large : celui d’un Laos qui se découvre lentement, au fil de l’eau et des rencontres.
Un grand merci à Marie-Angélique Ozanne et au photographe Éric Martin d’avoir poussé les portes du parc et d’avoir choisi de raconter, à leur manière, une petite partie de notre histoire.
Nous avons souhaité partager avec vous l’article dans son intégralité avec cette newsletter. 💚
Installez-vous confortablement, embarquez sur le Mékong… et bonne lecture !
Le Figaro Magazine — 21 & 22 août 2026
Fond d’écran du mois
Place au Mékong
Ce mois-ci, pas d’éléphant à l’écran… mais le fleuve qui rythme leur quotidien. En pleine saison des pluies, le Mékong est à son apogée. Haut, puissant, impressionnant et plus beau que jamais, il transforme les paysages de Pakbeng et rappelle à tous ceux qui vivent sur ses rives à quel point ici, c’est encore la nature qui donne le tempo.